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Né à Paris en mai 1857, Eugène Fournière est élevé en Lorraine, à Ottange (Moselle). Après l'école primaire il est placé comme apprenti chez un des ses oncles artisan-bijoutier à Paris.
Fournière adhère très tôt aux idées de Jules Guesde (1845-1922) et au socialime révolutionnaire ; plus tard, rompant avec le collectivisme guesdien, il s'engage politiquement vers un socialisme réformiste avec Benoît Malon (1841-1893) et Gustave Rouanet (1855-1927).
De 1879 à 1912, il collabore comme journaliste à divers journaux socialistes pour lesquels il rédige de nombreux articles, dont :Le Prolétaire,L'Égalité,L'émancipation,La Revue socialiste,L'humanité,La dépêche de Toulouse, etc.
En 1896, Fournière devient professeur au Collège libre des sciences sociales, puis à l'École des hautes études sociales en 1899, à l'École du journalisme en 1903 ; il enseigne la sociologie au Conservatoire des arts et métiers en 1905 ; il est maître de conférences en économie sociale à l'École polytechnique de 1906 à 1913.
Élu conseiller municipal à Paris en 1894, Eugène Fournière se présente ensuite aux élections législatives dans l'Aisne en mai 1898, où il réussit à se faire élire, mais il est battu 4 ans plus tard.
Également écrivain, il est l'auteur d'ouvrages de morale, de sociologie et d'histoire publiés de 1881 à 1910. Sous la direction de Jean Jaurès (1859-1914), il participe notamment à la rédaction de l'Histoire socialiste 1789-1900.
Début janvier 1914, Eugène Fournière décède à Arcueil (Val-de-Marne), à l'âge de 56 ans. En sa mémoire, une rue du 18e arrondissement de Paris porte son nom depuis 1927.
collaborateur de plusieurs journaux (Le Prolétaire, l'Égalité, L'émancipation, La Revue socialiste, L'Humanité, La dépêche de Toulouse, etc.).
professeur au Collège libre des sciences sociales, à l'École des hautes études sociales, à l'École du journalisme, à l'École polytechnique et au Conservatoire des arts et métiers.